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19 mai 2013

SALON DU LIVRE DE BAZAS

 Samedi 25 mai 2013 
Je serai au "Festival du livre"  de BAZAS
Je présenterai mon Polar 
DE LA NEIGE SUR ARCACHON


-o-O-o-

EXTRAITS



…/… Une violente douleur lui vrille la tête. Elle ouvre un instant les yeux mais perd rapidement connaissance replongeant dans l’inconscience.

  Son corps lui fait mal, elle a froid. L’endroit où elle est couchée est dur et froid comme de la pierre. Elle sort de son évanouissement, se rendant compte que ses mains et ses pieds sont liés. Elle soulève une paupière mais le noir règne. Elle ouvre les yeux mais n’y voit rien. La panique s’empare d’elle, elle gigote en tout sens essayant de se libérer mais rien n’y fait. Elle a un goût de sang dans la bouche, le sien. La mémoire lui revient, ce qui ne calme pas sa panique. Où est-elle ? Qui l’a frappée ? Tant de questions qui restent sans réponses. Puis elle revoit l’homme qui l’a assommée. C’est lui ! Comment a-t-il su ? Quelle faute ai-je commise ?

 Elle s’en veut de ne pas avoir écouté monsieur Daniel mais il est trop tard. Elle va mourir comme Thierry est mort. Elle tente de se calmer mais l’appréhension et la peur l’en empêche. Des images de mort traversent son cerveau, elles apparaissent comme des flashs. La panique lui fait perdre conscience, replongeant dans le noir des abymes.

 Une violente lumière la réveille, elle cligne des yeux pour s’habituer à la brutalité de cet éclairage. Une voix d’homme se manifeste :

 — On dirait que notre petite sangsue est réveillée. Mets là sur la chaise et ligote-la.

 Elle sent deux mains se saisir d’elle, ne pouvant encore distinguer l’homme qui la soulève. La panique commence à s’insinuer en elle mais elle se contrôle et reprend le dessus. Ses yeux s’habituent lentement à la lumière, elle commence à distinguer la silhouette de l’homme qui la tient. Elle ne voit pas encore l’autre homme.

 — Alors cocotte, tu es réveillée, dit l’homme qui vient d’apparaître devant elle.

  Il est grand mesurant plus d’un mètre quatre-vingt. Sa vision s’améliore et elle peut voir cet homme. Il a le gabarit de J.D, brun les cheveux noirs, il a le type sud-américain. C’est lui, Ingrid en est sûre. Ses yeux sont ceux d’un tueur. Il parle sans accent.

 — Bien, tu es réveillée. Alors écoute bien ce que je vais te dire, je ne le répèterai pas. Maintenant tu vas nous dire pourquoi tu nous suis, et pour qui tu travailles.

  Ses paroles sont suivies d’une gifle qu’Ingrid reçoit en plein visage. La douleur irradie son visage, elle sent une nausée monter dans sa gorge. Elle la laisse monter de son ventre et l’expulse en direction de l’homme qui l’a giflée. Il fait un bond en arrière mais ne peut tout éviter. Son pantalon en porte les traces. La réponse ne se fait pas attendre et une pluie de coups s’abat sur Ingrid. Elle se recroqueville mais il sait où frapper pour lui faire mal. Elle ne peut se protéger ses mains étant liées dans le dos.                 

 — La salope, tu vas me le payer, ajoute-t-il en sortant de la poche de sa veste un scalpel. Je vais te découper en rondelles. Non, je vais te dépecer comme un lapin.

 L’homme déchire son tee-shirt découvrant sa poitrine. Avec un scalpel, il coupe les bretelles de son soutien-gorge. Ingrid lutte pour ne pas crier. Il pose la lame sur sa peau la faisant sursauter, et d’un coup il lui entaille un sein. La douleur est insupportable et un hurlement explose dans la pièce lorsqu’il trace sur ce sein un sillon rouge vermeil.

 — Tu peux hurler, personne ne t’entendra, dit-il en lui tailladant à nouveau le sein.

 Des larmes de douleur coulent sur son visage, en même temps que le cri qui sort de sa gorge avant de perdre connaissance.

 De nouveau elle est dans le noir, toujours assise sur la chaise. Son corps la fait souffrir. Sa solitude ne dure pas longtemps. La porte s’ouvre et la lumière jaillit.

 — Alors comme ça tu es un flic. Comment as-tu fait pour me trouver ?... ça n’a pas d’importance, par contre tu vas me dire pourquoi une fliquette de province me cherche. Allez accouche sinon je remets ça !

 Prenant sur elle, elle crie :

 — Je te cherche pour te faire la peau.

 — Pourquoi tu veux me tuer ? Je ne t’ai rien fait.

 — Si ! Vous avez assassiné mon mari.

…/…







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